Il n’est jamais trop tard

Victor Hugo, après avoir achevé ses oeuvres monumentales déclara : « J’ai soixante-quatorze ans et je commence ma carrière. » Il devient en effet sénateur, soutient Jules Grévy à la présidence de la République, rédige son très polémique Art d’être grand-père, et reçoit à dîner les jeunes Mallarmé et Leconte de Lisle, entre deux étreintes avec Juliette. Chateaubriand est du même bois.

Idem pour les peintres. Monet, octogénaire handicapé par une double cataracte, peint ses nénuphars à Giverny,

Bonnard cherche toujours, à quatre’-vingts ans, un jaune un peu spécial. Miro, ambitieux nonagénaire, se lance dans la sculpture. Picasso esquisse à quatre-vingt-douze ans, ses fameux dessins érotiques.

Henri Troyat , à 94 ans, publiait chez Grasset un biographie d’Alexandre Dumas

« Je ne suis plus très jeune. »


« Il faut qu’avant de mourir je trouve le moyen d’exprimer l’essentiel de ce qui est en moi, et que je n’ai pas encore exprimé », écrivait Bertrand Russell à l’âge de… quatre-vingt-neuf ans.

L’imagination est comme la flamme d’une bougie, même si la cire de la bougie est presque totalement usée, la flamme reste identique.

Verdi composait des opéras à quatre-vingt-dix ans, Nathalie Sarraute écrivit un ouvrage à quatre-vingt-quinze ans, Alain Resnais réalisa un film récompensé par sept César, « On connaît la chanson » , à soixante-quinze ans, Léonard de Vinci et Picasso innovèrent jusqu’à la fin de leur vie ! La routine, la monotonie, l’habitude tuent l’imagination, mais pas l’âge. Au contraire, plus les années passent, plus on est riche de connaissances et d’expériences. Une réserve fabuleuse dans laquelle il suffit de puiser. À condition bien sûr de ne pas laisser rouiller les outils que la vie met à notre disposition dès la naissance : enthousiasme, spontanéité, curiosité, émerveillement, gaieté, esprit ludique, etc.

Être jeune selon Douglas MacArthur :
« Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande comme l’enfant insatiable : et après ? Il défie les événements et trouve la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir.
Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous serez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. »

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

Catégories Créativité

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